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08 mai 2007
Génération OSP... mais constructive!
Depuis deux jours sous mes fenêtres, ça manifeste, ça casse des vitrines, ça brule des poubelles, ca s'oppose aux flics.
Moi aussi je suis dégoûtée, triste, je comprends pas. Mais à quoi ça sert de foutre le dawa?! Il est président, c'est une décision démocratique. Alors bien sûr on peut discuter la manière: les barrières à l'entrée pour tout(e) autre candidat(e) étaient hautes, il prenait beaucoup de place dans les médias et sa rhétorique était discutable.
Maintenant, je trouve ça pas mal égoïste de descendre dans la rue pour exorciser sa colère. À quoi ca sert d'autre? Je vois pas? Je comprendrais un sit-in pacifique régulier tous les soirs sur une place, pendant une heure, genre dans le silence et avec des affiches qui diraient "nous ne sommes pas un pays sarkoziste" par exemple. Mais casser des voitures de gens qui ont peut-être voté contre Sarkozy, des vitrines... est-ce que l'idée c'est de renverser le président?
Alors franchement, mobilisons ces énergies pour les législatives. Si chacun d'entre nous convaint dix personnes de voter à gauche, pour éviter que Sarko ait une majorité, on ne parlerait même pas de gouvernement Fillon. Alors qu'à continuer les cassages anti-sarko, c'est la vague bleue assurée!
Et puis s'il l'a sa majorité, eh ben on restera mobilisé, comme nos droits de citoyens nous autorisent à l'être, attentifs à chaque atteinte à nos acquis sociaux et à nos droits!
Allez les OSP (Officiellement Sans Président), mobilisons constructif et intelligent, que cette colère serve à quelque chose!
PS: je me souviens d'une candidate qui parlait elle-même de colère saine fut un temps...
23:10 Publié dans J'coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07 mai 2007
Génération OSP
Bon, j'ai pleuré... d'écoeurement, d'incompréhension, d'un sentiment d'exclusion d'un pays où je suis heureuse d'être née. Depuis hier soir, vous remarquerez que le ciel est sombre. À Rennes, où Ségolène l'emportait à plus de 60 %, les visages sont fermés, les sourires noirs de connivences de mise.
J'oppose un refus ferme à ce que Nicolas Sarkozy soit mon président. Non, merci, je me présiderai toute seule pour les cinq années à venir. Ca ne veut pas dire que je me cache sous terre et que j'attends que ca se passe. Je ne vais pas non plus m'exiler dans ma province préférée de l'autre côté de l'Atlantique. Il est certain qu'avec 47% des Français qui sont catégoriquement (comment pourrait-il en être autrement) contre ce président (c'est pas crédible sarkozy président, franchement, il n'a pas l'envergure!), il y a la possibilité de structurer un mouvement social fort. On peut pousser l'idéalisation (?!) en imaginant un nouveau parti de gauche qui en émergerait. Cela ne peut pas en être autrement.
Alors bien sûr on va galérer, on va s'en prendre plein la tronche, on va chômer (je crois que la valeur travail va être difficile à mettre en oeuvre au sein du mouvement associatif ou para-public dans les prochaines années), mais on va se mobiliser, idéaliser et concrétiser.
Allez génération Officiellement Sans Président, séchez vos larmes, il faut s'organiser!
18:40 Publié dans J'idéalise | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06 mai 2007
Ce soir je pleure...
Il est 17h30, l'émotion monte.
Je me dis qu'il faut relativiser, que ce n'est que l'élection d'un responsable politique, pour cinq ans, dans un petit pays. Mais je ne peux pas, c'est inutile d'essayer, l'enjeu est trop grand. Ces cinq prochaines années, j'ai évidemment plein de projets, pour moi, pour les autres, ici et ailleurs. Si l'un est élu, je sais que certains de ces projets tomberont à la trappe, parce qu'il faudra être présent et attentif, ici et pas ailleurs, parce qu'il faudra du temps et de l'énergie pour empêcher l'empiètement progressif sur nos droits, nos acquis sociaux. Si l'autre passe, j'imagine cinq années de respect, de confiance, cinq années de progrès positif et de citoyenneté renouvelée, qui ne laissent personne sur le carreau.
C'est idéaliste? On ne se refait pas!
Ce soir, je vais pleurer. De joie, j'espère... la surprise serait grande, on nous a tellement rabattu les oreilles avec les: "elle n'y arrivera pas", "c'est perdu d'avance", "espérons seulement qu'il n'y aura pas une trop forte participation, pour qu'il n'ait pas une trop forte légitimité". Mon ventre va se serrer et je vais pleurer, de bonheur, d'avoir le sentiment si jouissif de me reconnaitre profondément dans le pays où je suis née, d'être fière d'être française parce qu'on aura été capable de déceler la démagogie et d'éviter le piège de la peur, de la division, du discours sécuritaire. Et puis bien sûr parce que nous aurons été capables d'élire une femme à la présidence de la République.
Ce soir, je vais pleurer. De tristesse peut-être, pour les raisons inverses: l'incompréhension de ce qui fait si peur à tant d'électeurs, de ce qui les rassure chez cet homme. De la haine de l'autre et la tristesse qu'il ne peuvent qu'avoir en eux pour poser ce bulletin dans l'urne ou bien de leurs convictions ultra-libérales.
Ce soir je vais pleurer, c'est humain et personne ne m'en voudra. Mais si je ne pleure pas de joie, j'en voudrais profondément, viscéralement, à la majorité d'entre nous!
17:35 Publié dans épanchement...désolée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 mai 2007
Ils y croient...moi aussi!
J'aime beaucoup ce que dit Emmanuelle Béart... Notre ami Jacquot H. s'en sort très bien aussi.
Votez Ségolène Royal contre Sarkozy, Pour son programme, et Pour vous!
17:28 Publié dans Je contribue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





